L’école de la discipline pour réussir

Alors qu’elle va donner l’instruction, les compétences à nos futurs talents, à nos futurs entrepreneurs, à nos futurs leaders politiques, l’école semble en pleine mutation. Et comme s’amuse à le noter l’éditorialiste Blackovsky, « ceux qui prétendent que le niveau de l’école baisse se trompent, il est en chute libre ! » Barbara Lefevre, dans son ouvrage «  La génération « j’ai le droit » », cite des chiffres alarmant, en 1987 on a fait passer une dictée à 4000 enfants de CM2 et la moyenne était de 10/20 et en 2015 on a refait faire exactement la même dictée, toujours à des CM2, et la note était de 03/20 !

De nos jours 20% des élèves ne savent pas lire quand ils entrent en 6ème, autant dire que leur scolarité est compromise, ainsi que leur vie professionnelle…

D’après Barbara, le problème vient du refus des règles élémentaires du vivre ensemble, ce qui conduirait à ce que la discipline devienne difficile voire impossible. Et l’étude PISA 2015 confirme son diagnostique, où la France se positionne sur 72 pays… en 71ème position pour ce qui est de la discipline en classe ! Perturbant pour l’éducation ? Un propos réactionnaire ? Ou bien un regard responsable ? Dans cette situation, les plus aisés suivent des cours privés et les plus pénalisés sont les plus défavorisés qui se retrouvent du coup privés des meilleures perspectives d’évolution. C’est la génération j’ai le droit, d’après l’auteure, où l’autorité a été prise pour de la domination, et qu’il fallait donc ne pas la respecter. Tout comme l’obéissance qui a été confondue avec l’aliénation. Il devient donc normal et comme « un droit » de désobéir et de ne pas respecter l’autorité.

Effectivement, j’ai pu moi aussi le constater. Lorsque je participe aux classes pour les semaines santé de l’éducation nationale, je retrouve très bien le climat décrit par cette enseignante.

Pour elle, c’est le triomphe du « moi », de l’individualisme, qui est lui même le fruit d’une idéologie et de ses méthodes d’enseignement. Et ce qui est le plus frappant, c’est qu’au lieu de remettre en question ce système qui est en situation d’échec, les experts en sciences de l’éducation… font passer pour pathologiques les élèves !!

Problème de déficit de l’attention, troubles de l’apprentissage… Vous n’hallucinez pas, de nouvelles maladies sont apparues…mais pas du tout pour couvrir l’echec de la méthodologie !

Au final ce sont les élèves qui se font avoir, car à cause du droit à la désobéissance, ils se privent des clés de la réussite. En effet, pour apprendre il faut savoir se taire et écouter. Et pour exceller dans un domaine, que ce soit les arts martiaux ou la science, se conformer au cadre, avec discipline et respect est un passage obligé. Et surtout, c’est sous la pression que l’on se structure et que l’on développe ses capacités. Récemment, je trouvais qu’un de mes projets prenait trop d’énergie à se matérialiser et c’est au prix d’efforts peu supportables que je suis parvenu à un résultat et que des investisseurs sont revenus vers moi inspirés par mon projet. Ils m’ont confié que ce qui les a convaincu est précisément le point où je m’étais donné tant de mal. C’est après avoir travaillé au delà de ma zone de confort et en me conformant au cadre demandé, que j’ai pu manifester ce résultat solide. Et cette réussite me permettra de réaliser un rêve précieux.

Pour moi, l’intensité de l’effort donne celle de la satisfaction. C’est en persistant dans le temps, en travaillant, que l’on arrive à manifester ses rêves. Et la recherche de la satisfaction immédiate, la rend sans saveur. Et ça, bien des entrepreneurs le savent. Et bon nombre d’entre eux ne l’ont pas particulièrement appris à l’école !

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